Question écrite posée par Mme Aurélie Czekalski au Conseil de la zone de police Uccle – Watermael Boitsfort – Auderghem.

La presse relaie ce mardi 17 décembre une augmentation des bagarres au couteau au sein de notre pays.En 2018, la police intégrée (fédérale et locale) a totalisé 657 bagarres au couteau (contre 626 en 2017), soit 12 chaque semaine.Ces rixes éclatent surtout en Flandre avec 286 faits. La Région wallonne en totalise 221 et la Région de Bruxelles-Capitale 150, selon des chiffres dévoilés par le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem.Ces chiffres englobent tous les faits de coups et de blessures mais aussi les meurtres, commis en n’importe quel lieu (rue, café, habitation, etc.) et dans lequel l’auteur porte des coups de couteau à la victime ou a tenté de le faire.

  • Est-il possible d’avoir une ventilation de ces chiffres pour notre zone de police (commune par commune) pour ces cinq dernières années ?
  • Les bagarres au couteau sont-elles aussi en recrudescence dans notre zone de police ?
  • Quelle est leur proportion par rapport aux autres types d’agression ?
  • Quel est le suivi par la police de ce type d’agressions ?
  • Quelles sont les condamnations généralement prononcées pour ce type d’agression ?
  • Des campagnes sont-elles faites par la police dans les écoles secondaires pour expliquer les conséquences en termes de condamnation de se trouver sur la voie publique avec un couteau ?

La réponse est la suivante: 

  • Ventilation de ces chiffres pour notre zone de police (commune par commune) pour ces cinq dernières années:

2015 : 1

2016 : 3

2017 : 3

2018 : 6

On ne constate pas de variation importante du nombre de faits au cours de la dernière décennie. Entre 1 et 7 faits enregistrés annuellement dans la zone. Cette catégorie de faits recouvre une multitude de comportements délictueux, bagarres, tentatives de meurtre, menaces, souvent sur fond de consommation d’alcool ou de stupéfiant. Cela n’implique pas nécessairement de blessures.

Ces deux dernières années, approximativement 250 vols avec violences ont été recensés dans notre zone, dont une quarantaine sous la menace d’une arme (principalement arme blanche).

La délinquance juvénile fait partie des priorités de notre Plan Zonal de Sécurité 2020 – 2025, comme ce fut le cas dans le précédent cycle de politique policière.

En outre les vols avec violences (et certainement avec armes) sont traités comme dossier « prioritaires » pour lesquels un traitement rapide, spécialisé et d’application pour interpeller le plus rapidement possible les suspects.

Les victimes bénéficient également d’une prise en charge immédiate. La problématique des mineurs est traitée par nos service famille-jeunesse qui réalisent également un suivie des bandes urbaines en collaboration avec le Parquet et les autres zones de police.

Des cas de planifications de rixes urbaines sont parfois rapportées à nos services via les réseaux sociaux. Des mesures sont prises immédiatement avec la mise en place d’un dispositif spécifique. Avec un effet dissuasif évident.

Les condamnations sont du ressort de nos partenaires judiciaires. Les dossiers sont traités en étroite collaboration parquet/police.

Il n’existe pas de campagnes spécifiques sur cette thématique. En revanche notre zone joue un rôle proactif par une présence policière visible et rassurante dans les lieux fréquentés par les jeunes (écoles, transports en commun et abords de ceux-ci). Des opérations de contrôle spécifiques sont régulièrement organisées (SAKADO). Peu d’armes sont saisies sur les jeunes à ces occasions.