Réaction d’Aurélie Czekalski, conseillère communale du groupe MR suite à l’interpellation citoyenne au sujet du plan Good Move à Uccle.

Au nom du groupe MR, je souhaiterais remercier les dépositaires de cette interpellation. Il est essentiel, sur un sujet tel que la mobilité que des échanges transparents puissent avoir lieu à intervalles réguliers et ce, afin d’éviter le sentiment de rejet comme on peut le voir dans les autres communes bruxelloises.

Vous évoquiez un moratoire sur Good Move dans votre interpellation. Comme vous le savez, Good Move est un plan régional. Les communes se basent sur Good Move pour prendre des décisions et développer des projets. Ce sont les communes qui décident de mettre en place ces « mailles apaisées », ces quartiers apaisés et qui décident comment elles souhaitent les mettre en place. 

Nous l’avons déjà exprimé à différents niveaux de pouvoir. Dans Good Move, tout n’est pas bon mais tout n’est pas mauvais. A Bruxelles-Ville, c’est très dogmatique. Considérer que tout automobiliste est un ennemi à dégoûter, ça ne va pas. On ne peut pas non plus rester avec un curseur fixé sur les années 80. Il faut évoluer, améliorer les choses, faire en sorte qu’un maximum de riverains se retrouve autour d’un projet de ville mais il ne faut pas non plus être radical. Ce n’est en tout cas pas la politique qui est menée ici à Uccle.

À Uccle, notre vision de la mobilité ne se veut pas excluante, que du contraire. 

Dans ce cadre, l’enquête (réalisée pour le plan communal de mobilité) avait pour but d’impliquer les citoyens dans le processus d’élaboration. La commune met en place son propre plan de mobilité, je tiens à le souligner et à le répéter.

Dans votre intervention, vous évoquez tous les projets de mobilité sur notre territoire. Aussi bien les projets régionaux que les projets communaux. 

Nous sommes tout à fait d’accord quant au fait que les communes doivent garder la maîtrise car qui mieux qu’une commune connait les attentes des riverains, ses rues, ses quartiers, les enjeux en matière de mobilité autour des axes commerciaux, près des écoles, des hôpitaux, etc. Concernant les différents projets régionaux sur le territoire ucclois, le Collège remet un avis qui comporte des remarques, qui est suivi ou pas. Prenons quelques exemples concrets. 

Lors de la demande de permis de Bruxelles-Mobilité pour le réaménagement de la portion de la chaussée d’Alsemberg (comprise entre Stalle et Sept Bonniers), le Collège a fait des demandes qui n’ont pas été suivies par la Région malheureusement. Suite à une consultation publique, on apprenait que 89% des Ucclois interrogés souhaitaient un plain-pied sur la chaussée d’Alsemberg. L’espace supplémentaire accordé aux piétons et aux cyclistes se faisait au détriment du nombre de places de stationnements. Dans son avis, le Collège a demandé à la Région de proposer une alternative réaliste et crédible d’option de parking hors voirie. Il s’agissait de la création d’un parking sous-terrain en dessous de la Place Vander Elst (un dossier validé par le Secrétaire d’Etat précédent, M. Pascal Smet  lors de la précédente législature régionale). Une option jugée à l’époque réaliste par Parking.Brussels dans une étude de faisabilité. Demande qui a été rejetée quelques années plus tard par la Ministre de la Mobilité Van den Brandt. Et nous regrettons cette décision.

Autre exemple, vous n’êtes surement pas sans le savoir mais une motion relative au renforcement de l’offre de transports en commun à Uccle, a été adoptée mais surtout votée à l’unanimité par notre Conseil communal en séance du 26 novembre 2020. Elle a d’ailleurs été transmise au Gouvernement bruxellois auprès duquel je reviens régulièrement pour savoir où on en est à ce sujet.

Suite à nos différentes interventions, une solution a pu être trouvée pour accueillir les trams 4 et 7 dans la station Albert à Forest et permettre une connexion facile et rapide au futur métro  3. L’accès au métro est une des options essentielles pour désenclaver le sud de Bruxelles et faciliter la mobilité.

Mais malheureusement, force est de constater que la Ministre de la Mobilité Elke Van den Brandt n’entend pas nos autres demandes telles que l’étude de prolongation du métro vers Uccle ou encore de réaménagements du Square des Héros. 

Il y a aussi des conventions qui sont mises en place entre la Région bruxelloise et la Commune d’Uccle comme par exemple pour la Chaussée de Saint-Job. La Commune d’Uccle garde la main concernant les travaux. 

En conclusion, je me permettrais une réflexion… On ne change pas une ville/une commune en une législature. Cela prend du temps, nous le savons, la majorité y travaille étape par étape et sans dogmatisme d’où qu’ils viennent. Quand on fait un plan pour une grande ville/commune, il faut d’abord commencer par les quartiers ex-centrés et les doter de transports en commun efficaces. C’est comme cela qu’on améliorera la mobilité. 

Nous sommes tous d’accord, je pense, quant à l’objectif d’avoir une commune/une Région agréable avec des axes structurants intermodaux et avec des transports en commun rapides, efficaces et sûrs qui permettront une circulation plus fluide à toute heure du jour et de la soirée/nuit.

Il faut mettre en place des investissements massifs dans un espace public agréable. Nous avons une vision libérale urbaine. Des investissements importants, de la concertation et des changements d’habitude accompagnés, concertés et non pas imposés. Il faut que la mobilité serve la qualité de vie des Ucclois et à l’attractivité économique.