Ce mardi 13 octobre, la section MR Uccle a eu le plaisir d’accueillir Valérie Glatigny, ministre de l’Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles, pour une conférence suivie d’un échange avec le public sur l’avenir de nos écoles. Au cœur de cette rencontre : la maîtrise des savoirs fondamentaux, le soutien aux équipes éducatives et les réformes nécessaires pour permettre à chaque élève de progresser.
Un cap clair se dégage : davantage d’exigence, une valorisation de l’effort et un accompagnement renforcé. Ces ambitions doivent avancer ensemble. Relever le niveau des apprentissages, c’est donner à chaque enfant les moyens de construire son avenir.
Lire, écrire et calculer : les fondamentaux d’abord
Les résultats des enquêtes PISA rappellent l’urgence d’agir. Depuis 2018, la Fédération Wallonie-Bruxelles a perdu 28 points en mathématiques et 15 points en lecture.
Lire, écrire et calculer restent les bases indispensables de tout apprentissage, y compris à l’heure de l’intelligence artificielle.
Une exigence qui va de pair avec un soutien concret
Demander davantage aux élèves suppose de mieux les accompagner. Une enveloppe supplémentaire de 25 millions d’euros est prévue pour l’accompagnement personnalisé dans le primaire et en 1re secondaire, notamment à travers le co-enseignement. À ces moyens s’ajouteront 14 millions d’euros à l’horizon 2029 pour les 2e et 3e secondaires.
L’objectif est de repérer les difficultés plus tôt et d’y apporter des réponses adaptées, avant qu’elles ne s’accumulent.
Soutenir les enseignants et leur rendre du temps pour enseigner
La confiance envers les enseignants doit se traduire dans les faits : mieux les protéger, reconnaître leurs responsabilités et alléger les tâches administratives.
La ministre a notamment évoqué une protection pénale renforcée contre les violences commises à leur encontre, ainsi qu’une simplification des plans de pilotage, du dossier d’accompagnement de l’élève et des démarches administratives.
Maîtriser le budget pour préserver l’avenir
La responsabilité budgétaire et l’investissement dans l’éducation ne s’opposent pas. Maîtriser les dépenses doit permettre de préserver durablement les moyens nécessaires aux apprentissages, sans transmettre une dette impayable aux jeunes générations.
Pour le budget 2027, la ministre a souligné qu’aucune nouvelle mesure d’économie dans l’enseignement n’avait été décidée lors du conclave. L’effort concerne également d’autres secteurs, tandis que des réinvestissements ciblés sont prévus pour les équipes éducatives et l’accompagnement des élèves. Le cap budgétaire reste un déficit de 1,2 milliard d’euros en 2029.
L’éducation, une responsabilité partagée
L’école et les familles ont des rôles distincts et complémentaires. La transmission des savoirs, l’apprentissage de l’effort, le respect des règles et l’accompagnement des enfants nécessitent un dialogue constructif entre parents et équipes éducatives.
Merci à Madame la Ministre pour sa présence, la clarté de ses explications et sa franchise dans les échanges. Merci également à toutes celles et ceux qui ont participé à cette conférence et posé leurs questions.
Notre ambition est claire : une école exigeante, qui soutient ses enseignants et donne à chaque élève les moyens de progresser.

