Question orale de Mme Marion Van Offelen, conseillère communale.

A plusieurs reprises, je suis intervenue au Conseil communal sur l’accessibilité des parcs et espaces verts ucclois aux seniors, personnes à mobilité réduite ‘PMR) et familles. C’est une thématique qui, comme vous le savez, me tient à cœur. Je me suis réjouie que les sentiers du Parc Montjoie aient été complètement refaits et ne comprends pas que ceux du Parc de Wolvendael soient toujours dans un piteux état.

Au Conseil communal du 23 mars 2023, je vous avais interrogés sur le Parc du Wolvendael, parc classé, qui est le plus emblématique de la Commune et le plus fréquenté car les chemins étaient en très mauvais état et donc quasi impraticables pour des personnes ayant des difficultés à se déplacer, personnes âgées, PMR, familles avec poussettes.

Un an plus tard, malheureusement et c’est incompréhensible, la situation est inchangée. Je l’ai encore constaté lorsque je suis allée assister aux 10km d’Uccle. 

Or, en réponse à ma question de mai 2023, vous m’avez fait part de toutes les démarches entreprises auprès de Urban Brussels qui financeraient les travaux à hauteur de 80%.

Vous m’avez dit qu’un permis d’urbanisme a été introduit déjà en mai 2020 pour restaurer la totalité de chemins en dolomie. Ce permis a été accordé la même année imposant plusieurs conditions dont le fait de maintenir un profil légèrement bombé pour l’ensemble des chemins, d’associer un membre de la Direction du Patrimoine Culturel de Urban Brussels aux différents stades d’avancement, ainsi que d’élaborer un plan et un reportage photographique de la situation existante afin de déterminer les différentes anomalies des chemins, bordures, filets d’eaux… 

Vous avez ajouté qu’après approbation du cahier des charges par le Conseil communal, en décembre 2021, une entreprise pour la Restauration des chemins du parc du Wolvendael avait été désignée et que conformément aux conditions du permis, des études préliminaires avaient été commandées.

Vous avez conclu que les travaux dans le haut du parc devaient commencer en automne 2023, ce dont je me suis réjouie.

Or ces travaux n’ont toujours pas débuté. Pourtant je sais que vous suivez de près ce dossier emblématique qui est prioritaire pour les Ucclois.

Ma question est la suivante : Quand est-ce que les travaux de rénovation des sentiers du Parc de Wolvendael pourront être réalisés ? Qu’est ce qui explique le retard de mise en œuvre ?

Il me semble important d’apporter une réponse aux nombreux promeneurs du Parc du Wolvendael qui ne comprennent pas la situation et attendent une amélioration.

Je vous remercie pour votre réponse.

Réponse de Maëlle De Brouwer, Echevine des Espaces verts

L’état des chemins du parc de Wolvendael font l’objet d’une attention depuis le début de mon mandat comme échevine des espaces verts en vue de rendre ce parc davantage accessible aux personnes à mobilité réduite et… à ce stade, d’éviter que les gens sans problème moteur tombent à cause de l’état des chemins.

Après une série de démarches, dont l’obtention du permis et la désignation de l’entreprise, les demandes de la Département du Patrimoine Culturel (DPC) qu’il nous fallait associer nous ont amené à faire un diagnostic du parc pour proposer des aménagements en conséquence (matériau alternatif pente et gestion des eaux). L’étude comporte notamment :

•         L’établissement d’un diagnostic des désordres constatés sur le terrain (dont il apparait une compaction importante des chemins et l’effondrement de certaines conduites enterrées) et leurs solutions

•         L’amélioration du petit étang

•         L’intégration de la mise à ciel ouvert de l’Ukkelbeek traversant l’étang

•         La présentation du rapport couts/bénéfices de plusieurs matériaux appropriés à des chemins dont les pentes atteignent jusqu’à 15% et propose le choix d’un liant végétal.

Le 12 avril, une réunion concernant le réaménagement des chemins dans le parc de Wolvendael est planifiée en présence des services vert et de l’environnement, le bureau d’étude et la DPC pour établir les choix principaux. Suite à cette rencontre, la proposition du bureau d’étude est amendée et transmise le 12 mai 2023 aux fonctionnaires de la DPC de sorte à solliciter un avis préalable de la Commission royale des Monuments et Sites (CRMS).

Le 13 juillet, la DPC confirme que notre demande d’aménagements spécifiques au parc de Wolvendael en vue de la gestion des eaux dans le parc fait bien l’objet dans la suite du processus d’une demande d’avis de principe à la CRMS et devrait être abordé dès la prochaine réunion de la CRMS, à savoir le 23 aout.

Le 19 septembre, l’avis de principe émis par la CRMS en sa séance du 06 septembre, nous est transmis par mail à ma demande. Cet avis est favorable aux démarches entreprises par la Commune, nos « propositions témoignent d’une sensibilité aux qualités patrimoniales du parc ». Une étude plus poussée et en vue de « permettre de projeter des solutions globales et durables, face à l’évolution climatiques et aux pluies de plus en plus intenses, de retenir les eaux le plus en amont possible du par cet de limiter au strict minimum le « tout à l’égout » ».

En conséquence, une nouvelle demande de permis d’urbanisme devra être introduite.

Cette obligation supplémentaire retarde de facto le démarrage des travaux de réfections des chemins au parc de Wolvendael.

Suite à une réunion d’analyse de l’avis CRMS, les Services vert/environnement ont été fin octobre dans le parc un jour de pluie pour déterminer les lieux où les sondages au niveau des fondations des chemins mais aussi des tests d’infiltrations devaient être faits de sorte à proposer des aménagement cohérent avec l’écoulement naturel de l’eau.

Les tests d’infiltrations ont été ensuite commandés et le rapport est en notre possession.

Les tests de fondations sont en cours cette semaine et continuerons la semaine prochaine.

Une fois cet autre rapport transmis, le projet d’aménagement pourra être affiné.

Il faut savoir que les services communaux fonctionnent toujours en deux temps lorsqu’ils demandent l’avis à la CRMS, de deux façons. Il y a d’abord un contact avec la DPC avant d’introduire l’avis auprès de la CRMS. Il est d’abord demandé un avis sur les principes et ensuite sur le projet pour ne pas perdre du temps à préciser et aboutir à un projet détaillé final qu’il faudrait ensuite complètement revoir.

Je regrette l’accumulation et l’ajout d’exigences en cours de route qui nous font ralentir et, dans certains cas, des éléments ou des méthodologies acquises pour la commune ou le bureau d’étude mandaté par nous sont remises en question et il faut recommencer le travail.

Dans le cas du parc, il aurait mieux valu que la région ne délivre aucun permis suite à notre Demande de permis d’Urbanisme en 2020 mais nous demande directement de faire les études complémentaires pour éviter de perdre du temps en revenant sur des éléments qui étaient normalement acquis et en mettant notre énergie là où c’était utile.

Lien vers l’article de presse publié dans La Dernière Heure.