Question écrite d’Aurélie Czekalski, conseillère de police.

Dans trois différentes zones de police en Belgique, des mesures ont été prises afin d’améliorer l’accompagnement des victimes de traumatismes, spécifiquement dans le cadre de leur audition. Quand je parle de victime de traumatisme, je pense notamment aux femmes battues, aux enfants, aux personnes LGBTQI+ stigmatisées, aux victimes de viols et d’accidents graves. 

Au sein de la zone de Bruxelles-Capitale-Ixelles, un concours d’initiative interne (avec la participation des policiers) a été lancé afin de proposer des idées créatives à l’accompagnement des victimes. Ce concours a abouti par le projet d’intégration d’un chien d’accompagnement pour les victimes de traumatismes, lors des auditions. Cela signifie concrètement que, le service d’aide aux victimes de la police et les policiers eux-mêmes, pourront faire appel à un chien afin que la victime se sente plus confortable, et que l’audition se déroule pour le mieux. Certains psychologues l’affirment, la présence (jamais imposée) d’un animal permet, une diminution du rythme cardiaque et du stress de la victime auditionnée. 

Suite à ce que je viens de vous exposer, j’aimerais vous poser différentes questions. 

  • Pourrions-nous envisager ce genre d’initiative au sein de notre zone de police ? C’est-à-dire permettre l’accompagnement des victimes lors d’audition par un chien formé spécifiquement pour ce genre de situation. Quelle est votre position à ce sujet ?
  • Actuellement, quelles sont les mesures prisent par la zone de police pour permettre un meilleur accompagnement des victimes durant leurs auditions ? Est-ce que les policiers sont-ils actuellement formés à l’accompagnement des victimes ? Pourriez-vous nous en dire plus à ce sujet ? (comment et à quelle fréquence) 
  • Que pensez-vous de l’idée de lancer un concours d’initiative interne, similaire à celui qui a été lancé dans la zone de Bruxelles-Capitale-Ixelles ? Pourrions-nous l’envisager selon vous ? 

Je vous remercie pour vos réponses. 

Aurélie Czekalski, Conseillère de police – Groupe MR

Réponses

Pourrions-nous envisager ce genre d’initiative au sein de notre zone de police ? C’est-à-dire permettre l’accompagnement des victimes lors d’audition par un chien formé spécifiquement pour ce genre de situation. Quelle est votre position à ce sujet ?


Notre zone de police se tient au courant de toutes les initiatives mises en place pour améliorer ses services rendus à la population et très certainement dans un domaine aussi important que l’accompagnement des victimes. Une réflexion a déjà été entamé concernant l’intégration d’un chien pour l’accompagnement des victimes. Cependant les contraintes sont assez importantes (sélection du chien, local adapté, garde du chien,…) de même que l’investissement financier et nécessitent donc une évaluation des projets existants dans les autres zones de police qui sont des structures beaucoup plus grandes que les nôtres. Cela n’a pas encore été réalisé pour l’instant. Un tel service pourrait plus facilement se concevoir au niveau Régional que dans chaque zone de police.

Actuellement, quelles sont les mesures prisent par la zone de police pour permettre un meilleur accompagnement des victimes durant leurs auditions ? Est-ce que les policiers sont-ils actuellement formés à l’accompagnement des victimes ? Pourriez-vous nous en dire plus à ce sujet ? (comment et à quelle fréquence)


Notre zone de police dispose d’un service s’assistance policière aux victimes (SAPV) disponible 7j/7 et 24h/24. Ils n’interviennent d’office que dans les cas les plus graves (faits de mœurs, décès, usage de la violence,…) mais également dans le cas où toute victime en ressentirait le besoin. Dans les autres cas une offre de service se fait par téléphone ou par courrier en fonction des faits. Les intervenants de première ligne reçoivent également une sensibilisation dans le cadre de leur formation de base. Notre SAPV se charge d’une sensibilisation continue auprès des services opérationnels. Tout le personnel a ains été formé pour l’annonce des mauvaises nouvelles et les violences intrafamiliales.

Que pensez-vous de l’idée de lancer un concours d’initiative interne, similaire à celui qui a été lancé dans la zone de Bruxelles-Capitale-Ixelles ? Pourrions-nous l’envisager selon vous ?


Notre zone a lancé une initiative baptisée « projet peluche » il y a quelques années et elle est toujours d’actualité. Un grand nombre de « peluches » ont ainsi été récoltées auprès des membres du personnel. Elles sont distribuées aux enfants victimes ou lorsque ceux-ci accompagnent leurs parents.