Interpellation de Mme Marion Van Offelen, conseillère communale.
Comme beaucoup d’entre vous, j’ai été alertée par les riverains de l’avenue des Chalets de l’abattage illégal et clandestin d’arbres couvrant une grande parcelle de terrain, située au No 22, où devrait être construit 1 immeuble de 5 appartements.
Je connais bien ce quartier et avais d’ailleurs visité ce terrain avec une riveraine que s’inquiétait déjà du possible non-respect du permis d’urbanisme par le promoteur immobilier.
Et c’est ce qui est arrivé !
Quels sont les faits ?
Le 8 janvier au matin, la société a abattu 19 grands arbres en toute illégalité.
- En toute illégalité, parce que le Permis d’Urbanisme a été accordé à la condition de « conserver la végétation existante de manière à intégrer immédiatement le bâtiment à son environnement direct » ;
- En toute illégalité, parce que les arbres abattus étaient des arbres à hautes tiges;
- En toute illégalité, parce ce qu’il est bien indiqué sur les plans d’urbanisme que la végétation allait être conservée.
Le Service Vert de la commune a été averti par les riverains de cet abattage illégal. Un responsable est arrivé rapidement sur les lieux et n’a pu que constater les faits. Une 2eme visite a eu lieu et un PV a été établi.
Le terrain est maintenant devenu un véritable désert, ce qui a un impact sur l’environnement, la biodiversité et la qualité de vie des riverains, en particulier ceux dont les habitations bordent ce terrain.
Je sais que le Service des Espaces verts, en collaboration avec le Service de l’urbanisme, a aussitôt instruit ce dossier et que le chantier a été arrêté. Je remercie les Echevins des Espaces verts et de l’Urbanisme, leurs services et l’ensemble du Collège pour leur réaction rapide et ferme.
Face à ce « massacre à la tronçonneuse », je souhaiterais vous poser les questions suivantes :
- Quelle sont les procédures administrative et judiciaire en cours et leur timing ?
- Est-ce que la Commune peut se porter partie civile ?
- Quels types de sanctions seront décidées par le Parquet ? Est-ce que le montant de l’amende peut être proportionnel au coût du chantier ou au chiffre d’affaire de l’entreprise ?
- Faut-il adapter la règlementation pour dissuader à l’avenir de tels agissements ?
Au nom du groupe MR, je plaide POUR UNE TOLERANCE ZERO, pour la plus grande fermeté vis-à-vis du promoteur qui a perpétué cet abattage au mépris de toutes les règles et conditions émises par le Permis d’urbanisme.
Comme le demandent les riverains, je plaide en particulier pour que la Commune exige que la replantation d’arbres soit réalisée avant le début des travaux. Le début des travaux serait alors conditionné par la remise en état des lieux qui ont été saccagés.
Je plaide aussi pour une large communication auprès du public sur cet événement et sur les sanctions encourues, notamment dans le magazine communal Wolvendael.
Je vous remercie pour votre attention et votre réponse.

