Ce jeudi 28 novembre, le Conseil communal a adopté à l’unanimité une nouvelle motion déposée à l’initiative de Cédric Norré (PS), Cécile Egrix (Ecolo), Véronique Lederman (Uccle en Avant), Aurélie Czekalski (MR), Nicolas Clumeck (DéFI) et Céline Fremault (cdH). Cette motion vise à prendre toute une série de mesures et d’engagements destinés à lutter fermement contre les violences faites aux femmes et aux filles sur le territoire communal pour en finir avec l’une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde.
Par cette motion, le Conseil communal, qui souhaite participer activement à l’application de la convention d’Istanbul, demande notamment au Collège des Bourgmestre et Échevins de prévoir un Plan d’égalité de genre comprenant des campagnes de sensibilisation à destination de plusieurs groupes cibles, d’assurer une protection identique à toute personne victime de violence sur le sol belge, de renforcer et d’accentuer la prévention et le suivi adapté pour les mineurs victimes de violences, d’accorder une importance particulière à la violence intrafamiliale, de renforcer les synergies et collaborations entre institutions et acteurs de terrain… Mais aussi de tendre vers un système éducatif « sensible à l’égalité de genre », de mettre en place, au sein des écoles communales, un plan de lutte contre le harcèlement et de former les professeurs (maternel, primaire, secondaire) à la problématique du genre.
« Les féminicides sont au sommet de la pyramide des violences faites aux femmes : violences psychologiques, physiques, harcèlement, agressions sexuelles… En Belgique, tous les dix jours, une femme meurt parce qu’elle est femme. C’est d’ailleurs la première cause de mort pour celles qui ont entre 16 et 44 ans. Aimer tue. Par contre, on ne tue pas par amour », commente Maëlle De Brouwer, Échevine de l’Égalité des Chances et des Genres d’Uccle.
« Cette motion répond à l’un de nos objectifs ambitieux repris dans notre déclaration de politique générale. Si la lutte contre la violence à l’égard des femmes est l’une des responsabilités du service public, il me paraît aussi essentiel que ce combat soit mené à tous les niveaux de pouvoir« , ajoute Boris Dilliès, Bourgmestre d’Uccle.
