Question écrite de M. Jérôme Toussaint, conseiller de police.

Remplissant un rôle essentiel au quotidien, nos agents de quartiers sont très souvent pour les citoyens le premier contact avec la police locale.

Partant de ce constat, notre Conseiller de police Jérôme Toussaint a souhaité en savoir plus sur leur travail au quotidien :  

1.       « Combien avons-nous d’agents de quartier au sein de notre zone de police (répartition par communes et répartition H-F) ? A cet égard, est-ce que le principe d’un agent de quartier pour 4.000 habitants est toujours d’application ? »

 Commune d’UccleCommune de Watermael-BoitsfortCommune d’AuderghemTOTAL zonal 
Nombre d’Officier de quartier 3 1 1 5 
Nombre de femmes01120%
Nombre d’hommes310480%
      
Nombre d’IQ205833 
Nombre de femmes4241030.30%
Nombre d’hommes16342369.70%

A la fin de l’année 2020, notre zone de police compte 144.364 habitants répartis comme suit sur les nos trois communes :

Uccle83.980
Watermael-Boitsfort25.332
Auderghem34.404

La norme minimale « KUL » prévoit un inspecteur de quartier pour 4.000 habitants.

A l’heure actuelle, nous avons un officier/inspecteur de quartier pour une moyenne de 3.800 habitants. 

La zone de police souhaite doubler le nombre d’IQ dans certains quartiers afin de pouvoir travailler en binôme.  Deux places sont actuellement vacantes mais nous rencontrons des difficultés pour trouver des candidats.

2.       « Quelles sont les tâches essentielles (missions) de ces derniers ? »

La philosophie de travail d’un inspecteur de quartier est de développer le travail de proximité et d’assurer une visibilité policière dans les rues de son quartier et auprès de la population.  Cette fonctionnalité se veut visible, accessible, contactable et équitablement offerte sur l’ensemble du territoire de la zone.

L’inspecteur de quartier est un maillon indispensable pour créer et maintenir  ce premier lien de confiance avec la population. Il suscite l’échange, le dialogue, les contacts personnalisés. Il travaille à trouver des réponses et/ou solutions adéquates et aborder proactivement les situations problématiques.  Son travail permet également de faire remonter une série d’informations opérationnelles toutes catégories confondues (problème de circulation, différend de voisinage, tensions dans un quartier,….).  Il a également un rôle important dans la détection du radicalisme violent. 

Enfin, il est un lien important entre le citoyen et les services administratifs communaux.

Plus concrètement, un inspecteur de quartier assure dans son quartier :

·       La gestion des appels, des plaintes et doléances ;

·       Le suivi au niveaux des inscriptions aux adresses, des radiations,… ;

·       La gestion des problèmes de circulation dans son quartier ;

·       La gestion des conflits de voisinage ;

·       Une présence aux abords des établissements scolaires ;

·       Le suivi de certains devoirs d’enquête (audition,…) ;

·       Le suivi des enquêtes de moralité ;

·       Le suivi des mesures alternatives à la détention ;

·       Le suivi des enquêtes armes ;

·       Le dépôt des courriers (apostilles,…) en cas de convocations ;

·       …

3.       « Quels sont les principaux défis auxquels ils sont confrontés aujourd’hui dans l’exercice de leur fonction ? »

Un des principaux défis pour un inspecteur de quartier se situe au niveau des conflits entre personnes.  Il s’agit d’abord de garder la neutralité dans cette opposition.  Il s’agit à la fois de tempérer les ardeurs mais aussi de trouver des solutions qui satisfassent l’ensemble des parties sur le long terme et éviter ainsi que les situations s’enveniment au point qu’une marche arrière ne soit plus possible. 

D’autres défis existent comme :

·       La gestion des voiries.  Il est parfois difficile de faire réparer un trou dans la chaussée ou repeindre un passage pour piétons lorsque la voirie est régionale que communale.

·       La question des CPAS et l’inscription des personnes.  Il ressort que ce ne sont pas les inspecteurs de quartiers qui assurent leurs inscriptions ce qui pose problème dans l’exécution de suites judiciaires.  Il n’est bien souvent pas possible de les exécuter car les personnes inscrites au CPAS sont introuvables.

4.       « Combien de temps passent-t-ils en moyenne sur le terrain versus bureau (afin d’y effectuer des tâches administratives) ? »

En moyenne, un inspecteur de quartier est plus dehors dans son quartier qu’à l’intérieur du commissariat.  Nous pourrions dégager une tendance de 60% dehors et 40% à l’intérieur. 

Nos inspecteurs de quartier organisent eux-mêmes leur journée de travail.  Si des jours, il y a plus d’administratif à effectuer, d’autres jours permettent d’être dans le quartier toute la journée.

5.       « Quel est l’équipement type de l’inspecteur de quartier ? »

·       Tablette « District Team » facilitant l’enregistrement des habitants entre le service de police et le service population.

·       GSM professionnel permettant lorsqu’il est dans son quartier de pouvoir un joignable à tout instant.

·       Recyclage régulier : formations obligatoires mais aussi des séances d’information et de sensibilisation par rapport à des problématiques actuelles telles que les violences intra-familiales,…

·       L’uniforme judiciaire et ses différentes composantes.

6.       « Comment se déplacent-t-ils la plupart du temps (à pieds, à vélo,…) ? »

·       A pied

·       A vélo

·       En transports en commun

·       Parfois en véhicule de service