Question orale de Mme Aurélie Czekalski, conseillère communale.
Les cimetières constituent pour beaucoup un lieu de recueillement mais également un témoignage de notre histoire par les richesses patrimoniales dont ils regorgent.
Les Uccloises et les Ucclois peuvent admirer depuis de nombreuses années un patrimoine exceptionnel dans leurs cimetières communaux. La gestion et le fonctionnement du cimetière est une compétence communale et c’est à ce titre qu’il serait intéressant de mettre en avant le patrimoine présent sur les tombes mais aussi dans les allées des cimetières.
Le territoire communal ucclois, compte deux cimetières. Ceux-ci présentent un patrimoine inestimable compte tenu des nombreuses personnes célèbres qui y sont enterrées mais aussi du mobilier exceptionnel présent sur ces tombes.
L’ensemble du cimetière du Dieweg est classé depuis 1997. Des monuments de styles néogothiques, néoclassiques, art nouveau, etc. abritent les sépultures des familles des banquiers Lambert et Allard, des brasseurs Herinckx, des architectes Jean-Pierre Cluysenaar et Paul Hankar, de ministres, bourgmestres ou échevins ou des sépultures plus récentes comme celle du dessinateur Hergé ou du violoniste lauréat du Concours Reine Elisabeth, M. Philippe Hirshhorn. L’une des tombes a également été réalisée par Victor Horta.
Ce patrimoine doit être mis en avant car il s’agit d’une partie de notre histoire qui est parfois méconnue mais qui présente pourtant un intérêt très important dans la conservation de notre histoire collective.
Dans les efforts de verdurisation de la ville, ces espaces sont aussi essentiels non seulement du point de vue paysager mais également du point de vue de la protection de la nature (réduction des eaux de ruissellement, des pollutions atmosphérique et sonore, sauvegarde de la biodiversité, etc.). La place de la nature en milieu urbain est fondamentale, cela participe à la beauté de la ville et à la qualité de l’air. Qu’est-il mis en œuvre pour le maintien et l’entretien de ces espaces ?
De nombreuses personnes méconnaissent l’existence même de ce patrimoine, pourtant l’intérêt et l’attachement des Uccloises et des Ucclois pour leur patrimoine n’est plus à démontrer et doit faire l’objet d’une protection particulière.
Ce patrimoine, peut faire l’objet de convoitises ou de dégradations gratuites car les cimetières bruxellois sont malheureusement régulièrement la cible de nombreux vols. Les deux cimetières ucclois ont-ils déjà fait l’objet de vols ? Si oui, qu’a-t-il été mis en place pour protéger notre patrimoine et le conserver intact ?
Un inventaire minutieux permettrait de juger en temps réel de l’opportunité ou non d’opérations de restauration et que celles-ci soient réalisées dans la plus grande adéquation avec l’apparence initiale.
Ma question est la suivante, quels sont les projets et initiatives pour mettre en avant tout ce patrimoine « made in Uccle » ? Ma collègue, Mme Van Offelen, avait initié le projet de faire découvrir les monuments ucclois au travers d’un QR code. Ne pourrait-on pas appliquer cette idée aux monuments dans nos cimetières étant donné leur impact et attrait touristique mais aussi historique ?
Y-a-t-il un cadastre ou un registre qui regroupe l’inventaire de l’ensemble de ce patrimoine ucclois ? Si oui, est-il possible d’envisager un travail qui serait effectué au sein de nos écoles communales et de nos associations concernant la mise en valeur de ce patrimoine et d’entamer un processus d’information de la population uccloise concernant la richesse que présente ce patrimoine ?
Extrait vidéo vers intégralité de la question & la réponse de Mme Perrine Ledan, Echevine
