Cher Armand,

J’ai choisi cette photo pour te rendre hommage, elle est certes peu « orthodoxe », mais elle illustre bien ce que tu étais notamment : doté d’une authentique chaleur humaine, élégant en toutes circonstances, tu étais aussi à l’aise au palais que dans un « caberdouche » bruxellois, et notamment ce jour-là, dans notre belle commune, lors d’un exploit de nos Diables qui faisait du bien à notre pays, pays que tu aimais tant et défendais avec ardeur.

Populaire, mais jamais populiste, le service de l’Etat était une de tes raisons de vivre et tu aimais la vie, que tu ponctuais de tes grands et célèbres éclats de rires. J’ai eu si souvent l’occasion d’apprécier à tes côtés ta probité et ta grande tolérance. 

Lorsque Jacqueline, à qui je pense fort ce soir, m’a appelé pour m’annoncer cette inconcevable nouvelle, j’ai aussi pensé à quel point, tout en étant protecteur, tu ne craignais jamais de donner d’importantes responsabilités à la jeunesse et je t’en demeure profondément reconnaissant. 
Puisses-tu trouver la paix que tu mérites. Merci pour tout.

Boris Dilliès