Question orale d’Ariane de Lobkowicz, conseillère communale.
Je souhaite attirer votre attention sur la question de la gestion de la faune urbaine dite « nuisible » sur le territoire de la commune d’Uccle, en particulier concernant les populations de rats et de pigeons.
À la suite d’un entretien avec l’association Alter Ethix, plusieurs constats préoccupants ont été mis en évidence concernant la manière dont cette problématique est aujourd’hui gérée à Bruxelles. Les échanges ont notamment souligné l’absence de stratégie régionale coordonnée, le manque de données scientifiques actualisées concernant les populations de rats et de pigeons, ainsi qu’une forte fragmentation des compétences entre les différents niveaux de pouvoir et administrations concernées.
Il apparaît également que les politiques actuelles reposent souvent sur des interventions ponctuelles et réactives, déclenchées à la suite de plaintes citoyennes, sans véritable évaluation de leur efficacité à long terme ni de leur impact en matière de bien-être animal. Plusieurs méthodes actuellement utilisées suscitent par ailleurs des interrogations quant à leurs conséquences environnementales et aux risques d’empoisonnement secondaire pour d’autres espèces animales. Les discussions ont également mis en avant l’importance de développer des approches davantage préventives et structurelles, notamment en matière de gestion des déchets, de coordination entre communes, de sensibilisation des habitants et de suivi scientifique des populations concernées.
Dans ce contexte, il paraît essentiel de mieux comprendre la manière dont la commune d’Uccle appréhende aujourd’hui cette problématique et les éventuelles collaborations existantes avec les acteurs régionaux.
Ma question est dès lors la suivante : Quelle est la stratégie actuellement mise en œuvre par la commune d’Uccle en matière de gestion des populations de rats et de pigeons sur son territoire ?
Sous-question : Cette stratégie prévoit-elle une coordination avec les acteurs régionaux ainsi que le développement d’approches préventives comme la mise en place d’un portail numérique de signalements et de plaintes permettant d’identifier les zones les plus touchées sur le territoire communal ?
Je vous remercie d’avance pour vos réponses.

