L’avenir du Home Brugmann revient de manière récurrente à l’ordre du jour du Conseil communal, vu l’avancement des travaux au Home Neckersgat dont la rénovation complète du site est attendue pour l’année prochaine. Pour rappel, nos deux homes fusionnent et nous y accueillerons bientôt tous nos pensionnaires des deux homes dans des bâtiments rénovés et aux normes. Un tout nouveau bâtiment a été inauguré et accueille déjà une centaine de pensionnaires.
Alors que ces travaux de rénovation coûtent plus de 40 millions d’euros aux contribuables ucclois, les budgets successifs ont toujours prévu le financement partiel de ces travaux par la vente du Home Brugmann, ce qui devrait ramener près de 8 millions d’euros et permettre de ne pas demander cet argent aux Ucclois par de nouvelles augmentations de taxes.
L’opposition socialiste ne partage pas du tout cet avis et propose que la Commune cède gratuitement le home à un opérateur public pour y construire du logement public social, estimant que la Commune devrait supporter l’essentiel de cette rénovation.
Quand on sait que la création de chaque logement social bruxellois coûte plus de 400.000 €, c’est au total environ 25 millions d’euros que le PS voudrait que la Commune injecte directement ou indirectement, n’expliquant pas comment les financer.
La Liste du Bourgmestre estime au contraire que la situation financière tant régionale que communale ne permet pas d’investir autant de moyens sur fonds propres avant de rénover l’ensemble du parc existant et préfère affecter nos moyens publics modestes plutôt dans le modèle des agences immobilières sociales et dans le système des allocations loyers, ce qui permet d’aider proportionnellement beaucoup plus de personnes précarisées.
Ainsi, notre agence immobilière sociale (l’AISU) a triplé en dix ans son offre de logements à prix modérés, passant d’une offre de 100 logements à 330 logements, ce qui représente plus de 30 % du parc de logements sociaux de notre commune qui a été constitué depuis 1924, il y a plus de cent ans.
Il est donc possible de construire une offre sociale forte et crédible, alternative et complémentaire à travers les agences immobilières sociales et les allocations loyers, aux côtés des logements moyens communaux. On ne peut plus accepter de privilégier un système aussi inégal qui aboutit à la promesse d’un logement social qu’après avoir patienté 15 à 20 ans sur une liste d’attente, sans aucune aide.
Les dérapages financiers des dernières années à la Région, et plus particulièrement à la SLRB, ne peuvent aboutir à voir notre Commune suppléer les politiques régionales sociales que la Région n’est plus en capacité de mener, sauf à accepter des nouvelles hausses d’impôts, ce qui risque de se reporter sur la classe moyenne uccloise, sur les travailleurs et pensionnés modestes ucclois qui ont été les plus solidaires ces dernières années.
