Les partis de gauche du Conseil communal ainsi que Marc Cools ont déposé et défendu lors du dernier Conseil communal une motion condamnant le principe des visites domiciliaires porté par le Gouvernement fédéral visant à arrêter des personnes en séjour illégal et dangereuses pour la sécurité publique dont les recours ont été définitivement rejetés.
À peine deux ans jour pour jour après l’assassinat de supporters suédois à Bruxelles par un djihadiste tunisien Abdesalem Lassoued, condamné dans son pays à 26 ans de prison, et refusant les ordres de quitter le territoire délivrés, cette motion tombait d’autant plus mal qu’elle omettait volontairement de rappeler le cadre précis et les garanties très strictes prévues par le Gouvernement fédéral. L’avant-projet, qui n’est même pas encore publié et fait l’objet de remises d’avis, ne s’entend en effet que pour les personnes qui représentent un danger avéré pour l’ordre public ou la sécurité nationale et qui ont épuisé tous les recours légaux et refusent délibérément de se conformer à une mesure d’éloignement pour verser dans l’illégalité. Cette mesure réclamée par les services judiciaires et administratifs doit être en outre autorisée par un juge d’instruction, ce qui garantit le respect des droits de la défense et empêche tout abus. On ne saura jamais si les visites domiciliaires auraient permis une autre issue que celle du 16 octobre 2023. Mais pour autant, faut-il balayer d’un revers de main ce qui existe dans d’autres pays européens ?
Notre pays est une terre d’accueil et le restera, sauf pour les personnes dangereuses qui ne respectent pas les ordres de quitter le territoire. La faillite morale des partis de gauche, c’est de tenter de faire passer pour des fachos ceux qui souhaitent voir les lois exécutées, à commencer par les ordres de quitter le territoire. Oui, la Belgique est le pays d’Europe avec l’un des plus faibles taux d’exécution des ordres de quitter le territoire et il est logique que les élus du Fédéral s’interrogent et tentent de remédier à cette situation. Faut-il pour autant que notre Conseil communal devienne l’otage des partis de gauche qui, frustrés d’être rejetés dans l’opposition au fédéral, tentent désespérément d’importer localement toutes les déclinaisons de leurs prises de position ?
À chaque niveau fédéral, régional, communal suffit sa peine. C’est la leçon qu’on peut tirer du rejet de cette motion PS-ECOLO-Uccle-en-avant par une grande majorité d’élus de La Liste du Bourgmestre, des Engagés, et d’Indépendants.
Oui, Uccle continuera d’être une commune hospitalière, malgré les nombreuses visites domiciliaires qui se déroulent tous les jours, à l’occasion d’une domiciliation, d’un mariage suspecté gris, d’un contrôle social ou fiscal. Prétendre ou tenter de faire croire le contraire est une incitation à transformer certaines peines en haines.
Les élus de la Liste du Bourgmestre (MR-DéFI-Indépendants) se concentrent à 100 % sur les enjeux communaux. Il y a suffisamment de travail au quotidien à Uccle pour qu’on ne s’éparpille pas sur les problèmes de gestion ou de formation des autres gouvernements ici ou ailleurs dans le monde. Nous remercions les élus des autres partis (Les Engagés et les élus Indépendants) qui ont compris le sens important de ce vote politique en s’y ralliant.
