Rien n’aura servi : malgré le travail et les propositions de notre bourgmestre et de notre échevin de la Mobilité, ni les 7.500 signatures de la pétition, ni les encombrements supplémentaires dans des quartiers censés être « apaisés », ni les appels des comités de quartier, ni la motion adoptée le 25 juin dernier par le Conseil communal d’Uccle à l’unanimité de tous les groupes politiques.

L’esprit de cette motion, qui entendait dégager un accord équilibré, n’a pas été rencontré par la Ville de Bruxelles.

Le dialogue initié par Boris Dilliès avec les autorités de la Ville de Bruxelles s’est soldé par des réunions non pas de concertation mais d’information. 

Et ces décisions ont des conséquences dommageables majeures pour la qualité de vie des Ucclois. Notre commune n’a pas vocation à n’être qu’une commune de passage et pourtant …

Uccle ne possède aucune garantie sur le test mis en place par la Ville de Bruxelles depuis le 14 septembre: en effet, aucune méthode d’évaluation et à fortiori d’objectivation des résultats, n’est prévu. Le test n’est en outre pas conforme au plan régional de mobilité Good Move.

Uccle n’a eu d’autre alternative que de porter le différend devant la justice.

Le Collège a donc décidé d’intenter un recours contre le test de mobilité implémenté par la Ville de Bruxelles. Ce recours en justice traduit la volonté de désengorger le sud d’Uccle et de préserver la qualité de vie des Ucclois.

Dans un premier temps, l’action sera portée devant le Tribunal de Première Instance siégeant en référé (en urgence).

Pourquoi devant cette juridiction ? Parce que devant celle-ci nous pouvons faire valoir, notamment, l’atteinte à la qualité de la vie, le danger pour les services de secours, le drame économique des commerçants… Le Conseil d’Etat ne peut que vérifier la légalité des actes administratifs et, en l’espèce, le bourgmestre de Bruxelles a bien la compétence pour prendre une mesure de circulation routière sur le territoire de la ville.

Les demandes d’Uccle sont équilibrées et légitimes. La société a évolué et nous ne pouvons rester braqués sur un modèle de mobilité des années 80 . Mais Uccle ne peut pas être la victime de projets politiques qui font fi du bien-être des ucclois et opposent les différents modes de transport.

Nous savons que nous pouvons compter sur l’action de notre bourgmestre pour faire respecter les Ucclois et restons totalement mobilisés.

Le groupe MR au Conseil communal : Michel Bruylant, Michel Cohen, Diane Culer, Stefan Cornelis (Open VLD), Aurélie Czekalski, Kathleen Delvoye, Béatrice Fraiteur, Vanessa Issi, Jérôme Toussaint, Marion Van Offelen, Jean-Luc Van Raes (Open VLD), Patrick Zygas, Sabine Moens de Fernig et Francis Cochez (Conseillers CPAS).