Question orale de Mme Marion Van Offelen.
En juin 2016, j’avais abordé la question de la situation d’une catégorie de seniors rqui désirent trouver une activité rémunératrice complémentaire. Je souhaiterais être informée des initiatives prises ou qui seront prises par la Commune pour répondre aux demandes de ce groupe-cible.
Pour rappel, selon l’IBSA (Institut Bruxellois de Statistique et d’Analyse), Uccle est une des 3 communes bruxelloises qui compte le plus grand pourcentage de personnes âgées de plus de 65 ans. Celles-ci représentent 19,2% de la population uccloise. Ce pourcentage est en augmentation. Proportionnellement, les 65 ans et plus sont près de trois fois plus nombreux à Uccle qu’à Schaerbeek. A Uccle donc, une personne sur cinq a plus de 65 ans.
Le passage à la retraite est une grande étape de la vie. On quitte le monde professionnel, lieu de stabilité, de structure, de contacts, de valorisation des compétences pour un monde incertain.
Certains passent le cap plus facilement. Disposant de ressources suffisantes, ils peuvent profiter de cette liberté retrouvée, concrétiser des projets, sans trop se soucier de l’avenir. D’autres, par contre, se retrouvent au moment de la retraite, dans une situation financière plus difficile. Il s’agit principalement de femmes. Leurs revenus diminuent subitement. Ils peuvent se sentir exclus et perdent confiance, alors qu’ils ont la capacité et le désir de continuer à être actifs, au moins de façon occasionnelle, et d’obtenir un revenu complémentaire.
Ces retraités ne semblent toujours pas considérés comme prioritaires du fait qu’ils/elles ne sont pas touché-e-s par le chômage, contrairement aux travailleurs de 45 et + ou 55 ans et + que l’on essaie de maintenir en activité le plus longtemps possible.
Monsieur le Bourgmestre,
Depuis le 1er janvier 2015, tout pensionné de 65 ans et + ou comptant une carrière d’au moins 45 ans peut travailler tout en conservant sa pension, à concurrence d’environ 6.000 € nets annuels, soit 500 € net par mois, sans devoir s’acquitter de cotisations fiscales ou sociales.
Cette facilité vient d’être étendue à toute personne (pensionnée ou non) dans le cadre de l’économie collaborative ou du travail associatif. Nous pouvons nous en réjouir.
500 euros/mois peuvent faire toute la différence. Cette possibilité de revenus complémentaires n’est pas encore bien connue et, de ce fait, insuffisamment exploitée.
Monsieur le Bourgmestre,
La Commune a certainement déjà pris des initiatives dans ce domaine pour cette catégorie de notre population. Mais elles sont peu visibles.
Ne conviendrait-il pas de lancer une réflexion plus approfondie pour investir davantage dans l’accompagnement de ce groupe-cible ?
Pourrait-on, par exemple, dans le cadre de structures et d’initiatives existantes, telles que la dynamique Maison de l’Emploi, ou le Jobday – qui a connu cette année encore un franc succès – dédier une ou plusieurs sessions d’informations et une communication spécifique aux personnes qui ont la capacité, le désir ou le besoin de travailler au-delà de l’âge de la pension et de bénéficier de ce revenu complémentaire défiscalisé de 500 euros par mois?
Pourrait-on mettre en contact ces retraités avec des acteurs tels que des plateformes collaboratives, des associations sportives ou culturelles ou des agences d’interim qui sont à la recherche de seniors, notamment en raison de leur plus grande flexibilité.
Nous avons la chance d’avoir un Echevin, qui est à la fois en charge de l’emploi et des seniors, et peut ainsi renforcer le lien entre ces deux compétences.
Je vous remercie de votre réponse.
